L’internationale espagnole Jenni Hermoso s’est prêtée à une séance photo saisissante pour le magazine GQ, l’occasion pour elle de revenir sur l’affaire du « baiser forcé » et de confier à quel point ce scandale a complètement bouleversé sa vie.
Élément moteur du sacre de l’Espagne lors de la Coupe du monde féminine, scellé par une victoire 1-0 face à l’Angleterre en Australie, la joueuse a vu sa remarquable prestation éclipsée par une vive polémique. En cause : le geste inapproprié de l’ancien patron du football espagnol, Luis Rubiales, qui lui a imposé un baiser sur la bouche au moment d’aborder la tribune d’honneur pour récupérer sa médaille.
Ce geste a déclenché une véritable tempête médiatique, poussant finalement Rubiales à rendre le tablier et à démissionner dans la honte. Près de trois mois après cet épisode tumultueux, c’est à travers un shooting photo fort et engagé dans les pages du célèbre magazine que la championne a choisi d’exprimer son ressenti sur ce virage brutal dans son quotidien.
Par la suite, l’instance suprême du football mondial (FIFA) a frappé fort en suspendant Luis Rubiales de toute activité liée au football pour une durée de trois ans.
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Au lendemain de la finale, Hermoso s’était accordée un peu moins d’un mois de répit avant de reprendre le chemin des terrains avec son club mexicain de Pachuca. Mais la suite des événements s’est avérée particulièrement éprouvante : pour avoir osé prendre la parole et dénoncer les faits, l’attaquante a dû faire face à de multiples menaces.
« Pendant un moment, j’en avais même oublié que j’étais footballeuse », confie-t-elle. « Mais dès que tu rechausses les crampons, que tu retrouves le terrain et que tu enfiles le maillot, tu te remets à tout donner pour afficher ta meilleure version. »
« Mon signe du Taureau me rappelle sans cesse que je dois me battre, tout en me protégeant. Quand j’ai un objectif en tête, je fonce, peu importe le nombre de fois où je trébuche ou où je me heurte à un mur. C’est ce mental qui m’a permis d’accomplir tout ce que j’ai réalisé dans le monde du foot », a-t-elle conclu dans les colonnes de GQ Magazine.


